Published On: avril 30, 2026

Territoires non cédés de la Nation algonquine Anishinaabe [OTTAWA], 30 avril 2026 :

La première Conférence pour une transition hors des énergies fossiles s’est conclue hier à Santa Marta, en Colombie. Elle a marqué une première historique de coopération internationale et de transparence, en abordant directement la nécessité d’éliminer progressivement les énergies fossiles ainsi que les obstacles qui s’y opposent. Une deuxième conférence à Tuvalu ayant déjà été annoncée, sous les ovations du public à Santa Marta; tout est en place pour que les pays travaillent ensemble afin d’accélérer les progrès vers la transition.

Leïla Cantave, coordonnatrice stratégique à l’engagement international des membres du Réseau action climat Canada, a déclaré : « Santa Marta a transformé l’ambition d’une transition hors des énergies fossiles en un chantier collectif. Des centaines d’organisations incluant des communautés de première ligne, des peuples autochtones, des personnes afrodescendantes, des syndicats et des jeunes, ont prouvé qu’il était possible de conjuguer action et conviction pour accélérer la sortie mondiale des énergies fossiles. 

« Le Canada était également présent à Santa Marta, mais y a participé avec prudence. Une tension demeure avec ses plans d’expansion du secteur pétrolier et gazier mis en évidence dans sa Mise à jour économique du printemps, publiée la même semaine.

« Le Canada et le Québec ont un rôle important à jouer dans ce mouvement ici, chez nous — dans nos politiques, nos budgets et nos décisions d’investissement— et comme réels partenaires d’une transition juste mondiale. La prochaine étape consiste à démanteler les barrières structurelles et systémiques qui freinent cette transition, et surtout, à ne pas en ériger de nouvelles. »

Analyses et dénouements clés : 

  • Dans ses interventions, le Canada a insisté sur les liens entre les opportunités économiques et l’action climatique, et sur l’importance de la coopération internationale — mais n’a pas reconnu la nécessité de s’affranchir des énergies fossiles, ni abordé en profondeur la question de la gouvernance internationale de la transition énergétique.
  • La Déclaration des peuples pour une transition rapide, équitable et juste vers un avenir sans énergies fossiles présente une vision politique et un plan d’action complets pour les tâches à accomplir. Ce document est le fruit de plusieurs mois de travail et de concertation autour de principes et de revendications, ainsi que de trois jours de réunion en présentiel lors du Sommet des peuples, réunissant des organisations de la société civile, des communautés de première ligne, des communautés autochtones, des personnes d’ascendance africaine, des femmes, des jeunes et des travailleurs et travailleuses.
  • La conférence de haut niveau et les principales conclusions des coorganisateurs n’ont pas totalement répondu aux appels à l’action et aux propositions substantielles de la Déclaration des Peuples. Cet écart doit être corrigé dans le rapport final de la conférence, publié prochainement.
  • Le travail de coordination se poursuivra pour relier les résultats de la conférence aux procédures des Nations unies ainsi qu’aux COP sur le climat, ainsi qu’aux travaux de la présidence de la COP30 sur l’élaboration d’une feuille de route pour la transition hors des énergies fossiles. Les pays et les régions bénéficieront également du lancement du nouveau Groupe d’experts scientifiques pour la transition énergétique mondiale, un panel de scientifiques de renommée mondiale spécialisés dans la transition énergétique, en mesure de contribuer à l’élaboration des feuilles de route de transition.
  • Alors que les pays se mettent au travail pour trouver des solutions concrètes dans le cadre des trois piliers thèmes de la conférence, Tuvalu accueillera une deuxième conférence sur la transition vers l’abandon des énergies fossiles en 2027, coorganisée avec l’Irlande. Cette deuxième conférence doit aller plus loin en termes d’ambition et s’attaquer aux obstacles structurels qui ont empêché la pleine participation des pays du Sud à Santa Marta.

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Climate Action Network – Réseau action climat (CAN-Rac) Canada est le plus vaste réseau d’organisations travaillant sur les questions liées aux changements climatiques et à l’énergie au Canada. Il s’agit d’une coalition de près de 200 organisations opérant d’un océan à l’autre. Nos membres rassemblent des groupes environnementaux, des syndicats, des Premières Nations, des organisations de justice sociale, de développement, de santé et de jeunesse, des groupes religieux et des initiatives locales.

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