Territoires non cédés de la Nation algonquine Anishinaabe [OTTAWA], 28 juillet 2026 :
La semaine dernière, l’Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse ont signé un protocole d’entente visant à faire progresser la coopération régionale en matière d’électricité et l’intégration des réseaux dans les Maritimes, marquant une étape importante vers un réseau électrique régional plus intégré.
Cette entente entre les trois provinces prévoit l’élaboration d’une feuille de route pour le transport d’électricité afin d’explorer comment une meilleure coordination de la planification, du transport, de la production d’électricité et des ressources énergétiques émergentes peut renforcer le système énergétique de la région. Elle ouvre aussi la voie à l’exploration de nouvelles approches pour l’exploitation du réseau régional, dont la création éventuelle d’un opérateur de réseau indépendant pour les Maritimes.
Bien que les détails de la feuille de route restent à définir, ce protocole d’accord marque un tournant significatif pour faire tomber les barrières provinciales et trouver de nouvelles façons d’améliorer la fiabilité, mieux investir dans les infrastructures et construire un réseau électrique plus stable et robuste pour la région.
Ce protocole d’entente fait partie d’une vague de coopération entre les premiers ministres provinciaux marquée, entre autres, par l’entente pour un corridor énergétique national — désormais signé par toutes les provinces à l’exception du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador — et le financement tant attendu du fédéral annoncé cette semaine visant à renforcer la capacité de transport d’électricité par câbles sous-marins entre le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard.
Ces efforts témoignent d’une reconnaissance croissante que pour répondre à la demande croissante en électricité, il faudra non seulement de nouveaux projets d’énergie propre, mais aussi une collaboration accrue entre les provinces pour planifier, construire et exploiter le réseau.
« C’est exactement le genre de projet d’intérêt national sur lequel le Canada devrait se concentrer, » a déclaré Ami Gagné, gestionnaire de projets, énergie propre au Réseau action climat Canada. « Les provinces maritimes méritent d’être félicitées pour explorer ce qui pourrait être un projet unique en son genre, visant à renforcer la coopération régionale en matière de réseau électrique au Canada. Voilà à quoi peut ressembler un réseau d’électricité moderne : régional, interconnecté et prêt à soutenir une croissance sans compromettre notre avenir climatique. L’intégration régionale des réseaux est l’un des moyens les plus rapides et les plus rentables de connecter davantage d’énergies renouvelables au réseau et de produire de l’électricité. »
« L’abordabilité, la fiabilité et la durabilité pointent toutes dans la même direction. Le gouvernement fédéral s’est fixé un objectif ambitieux, et les provinces démontrent qu’elles sont prêtes à travailler ensemble pour atteindre le but du Canada : doubler la capacité du réseau d’ici 2050. Le budget fédéral est la prochaine étape : accordera-t-il les investissements nécessaires pour transformer cette énergie en l’infrastructure dont le Canada a besoin? »
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Climate Action Network – Réseau action climat (CAN-Rac) Canada est le plus vaste réseau d’organisations travaillant sur les questions liées aux changements climatiques et à l’énergie au Canada. Il s’agit d’une coalition de près de 200 organisations opérant d’un océan à l’autre. Nos membres rassemblent des groupes environnementaux, des syndicats, des Premières Nations, des organisations de justice sociale, de développement, de santé et de jeunesse, des groupes religieux et des initiatives locales.
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