Groupes environnementaux, citoyens, étudiants et de santé soulignent le dépôt du projet de loi fermant la porte à l’exploitation des hydrocarbures, mais demandent qu’il soit amendé
Québec, Montréal, le 2 février 2022 - De nombreux groupes [...]
Québec, Montréal, le 2 février 2022 - De nombreux groupes [...]
Les scénarios de l’Avenir énergétique du Canada en 2021 de la Régie de l’énergie du Canada nous mènent vers l’échec climatique, affirment des groupes de la société civile. Le rapport, publié aujourd’hui, comprend des projections de l’offre et de la demande d’énergie sous un scénario d’évolution des politiques et sous un scénario des politiques actuelles, mais aucune n’est alignée sur les obligations climatiques du Canada, y compris ses propres objectifs de réduction des émissions.
Le discours du Trône d’aujourd’hui a reconnu les menaces convergentes auxquelles le pays est confronté dans les domaines de la santé, du climat, de l’économie et des relations avec les peuples autochtones, mais n’a pas présenté de réponse d’urgence cohérente à ces crises interconnectées. Le changement climatique est un amplificateur des menaces ; la voie à suivre nécessite une approche pangouvernementale qui privilégie la résilience et la solidarité.
Malgré les appels de plus en plus pressants lancés dans le monde entier en faveur d’une action urgente et de la justice, la COP26 n’a donné lieu qu’à des progrès timides et insuffisants. Les personnes les plus touchées par les impacts climatiques – notamment les peuples autochtones et les populations du Sud, en particulier les jeunes et les femmes – sont au front du combat pour un avenir viable. À l’issue de la conférence, les citoyens seront attentifs à la manière dont leurs gouvernements s’attaqueront à la déconnexion permanente entre les avancées lentes observées ces deux dernières semaines et les besoins urgents en matière de justice climatique.
Les propositions actuelles pour le texte de la déclaration finale de la COP26 sont loin de répondre aux exigences de la science et de la justice, a averti le Réseau action climat (CAN-Rac) Canada dans une série de recommandations envoyées aujourd’hui au ministre d’Environnement et changements climatiques Steven Guilbeault.
Lors de la conférence de presse en marge de la COP26 d’aujourd’hui, l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) a envoyé un message risible qui ne relève ni de la science ni de la logique – à savoir que l’action climatique nécessite davantage de pétrole et de gaz canadien, alors même que le pétrole canadien se classe en deuxième place des émissions de carbone les plus importantes au monde.
Aujourd’hui, à la COP26, le Canada, les États-Unis, le Mali, le Royaume-Uni et 20 autres pays et institutions, provenant des pays développés et en voie de développement, ont lancé une déclaration commune dans laquelle ils s’engagent à cesser, d’ici à la fin de 2022, le financement public international direct du charbon, du pétrole et du gaz naturel, de même qu’à donner la priorité au financement des énergies propres. Cet engagement, si respecté, délogera le Canada de sa position actuelle comme le pays le moins bien classé du G20 en matière de financement public international du secteur des combustibles fossiles.
Ce matin, le ministre Jonathan Wilkinson, ainsi que le secrétaire d’État allemand Jochen Flasbarth et le président de la COP26 Alok Sharma ont présenté leur plan pour montrer comment les nations riches respectent l’engagement annuel de 100 milliards de dollars US. Ce document n’est pas vraiment un plan pour la livraison des 100 milliards de dollars US en totalité et dans les délais, mais une tentative ratée de donner un peu d’espoir sur le financement du climat.
Un nouveau sondage Abacus Data publié aujourd’hui confirme qu’une majorité de Canadien-ne-s (66 %) souhaite que le gouvernement libéral intègre des politiques climatiques dans son programme ou qu’il en adopte de plus rigoureuses. Alors que l’assermentation du nouveau Cabinet aura lieu d’ici la fin du mois, le sondage démontre que la majorité des Canadien-ne-s souhaite que le premier ministre Justin Trudeau suive l’exemple du président Biden aux États-Unis et respecte ses engagements en matière de climat dans les 100 premiers jours de son mandat.
D’ici 2030, il pourrait y avoir deux fois moins d’emplois dans le secteur canadien du pétrole et du gaz qu’aujourd’hui, laissant les travailleurs et les communautés avec un avenir incertain, révèle un nouveau rapport co-rédigé par Climate Action Network – Réseau action climat (CAN-Rac) Canada et Blue Green Canada. L’automatisation, l’attrition et la décarbonisation rapide qu’exige une planète sûre jouent toutes un rôle dans l’évolution du paysage de l’emploi.