Published On: avril 23, 2026

Territoires non cédés de la Nation algonquine anishinaabe [OTTAWA], 23 avril 2026 :

Dès demain, la société civile, des États infranationaux et plus de cinquante pays se réuniront à Santa Marta, en Colombie, à l’occasion de la première Conférence sur la transition hors des énergies fossiles.

La première du genre, cette conférence, coorganisée par la Colombie et les Pays-Bas, vise la mise en œuvre de solutions et actions concrètes vers une transition juste hors des énergies fossiles. Des experts de la société civile canadienne seront présents à Santa Marta et disponibles pour des entrevues avec les médias tout au long de la conférence.

Cette conférence a lieu alors que la hausse des prix des carburants, liée à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, menace de plonger plus de trente millions de personnes dans la pauvreté, et démontre que la transition vers l’abandon des énergies fossiles n’est pas seulement une question de politique climatique. Il s’agit aussi de sécurité énergétique et économique et de bien-être humain. Des pays tels que le Royaume-Uni et l’Allemagne ont redoublé d’efforts dans leurs plans d’expansion des énergies renouvelables en réponse à la guerre. Mais les pays du Sud font face à des obstacles de taille qui entravent leurs efforts de transition, allant d’une crise de la dette écrasante à des mécanismes juridiques qui nuisent à l’action climatique — des obstacles que la conférence de Santa Marta cherche à surmonter.

Des représentant•es des gouvernements canadien et québécois sont attendus à Santa Marta. Plus de 130 organisations ont envoyé une lettre au début du mois pour demander au gouvernement fédéral de s’engager de manière significative dans cette conférence. Le Réseau action climat Canada appelle le Canada à appuyer une feuille de route pour l’élimination progressive des énergies fossiles, à renouveler son engagement en finance climatique et à faire avancer les discussions sur la réforme du commerce, de la dette et du mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États.

L’ordre du jour comprend : 

  • Vendredi 24 avril – dimanche 26 avril : Le Sommet des peuples pour un avenir sans énergies fossiles fera entendre la voix de différentes parties prenantes et organisations de la société civile et de première ligne, telle que des syndicats et des travailleurs•euses, des Peuples autochtones, des communautés afrodescendantes, des communautés de première ligne, des défenseurs des droits humains et de l’environnement, des jeunes, des organisations environnementales et confessionnelles, et bien d’autres.
  • Lundi 27 avril : Les revendications collectives issues du Sommet des peuples seront présentées lors de l’Assemblée des peuples, un espace officiel convoqué par le gouvernement colombien qui vise à faciliter le dialogue entre les représentant•es de la société civile et les délégué•es gouvernementaux.
  • Mardi 28 avril – mercredi 29 avril : La conférence officielle de haut niveau réunira des délégué•es gouvernementaux et d’entités infranationales ainsi que des représentant•es des groupes de travail. Les discussions donneront lieu à un rapport final.

Pour plus d’information sur les objectifs de la conférence et la participation du Canada et du Québec, consultez notre note de breffage. Pour des mises à jour brefs (en anglais) sur les déroulements à Santa Marta, inscrivez-vous pour le bulletin Fossil Free Rising.

Citations :

Leïla Cantave, coordonnatrice stratégique des membres à l’international, Réseau action climat Canada : « La Conférence de Santa Marta est un tournant sans précédent pour la coopération internationale vers un avenir sans énergies fossiles. Le signal est clair : la fin des énergies fossiles est programmée et la transition juste est en marche. Le Québec a l’opportunité de se démarquer et de poser des actions concrètes et ambitieuses au bénéfice des communautés, des travailleuses et des travailleurs et de l’économie québécoise. Reste à savoir maintenant si le Québec aura le courage d’être à la hauteur du rôle qu’il s’est donné sur la scène internationale — ou s’il laissera à d’autres d’écrire l’histoire à sa place alors qu’il avait toutes les cartes en main. »

Elisabeth Fournier, coordinatrice des dialogues pour le climat et de l’engagement international, Réalité climatique Canada : « La conférence de Santa Marta marque un tournant dans les discussions climatiques internationales, en réunissant près de 50 pays, dont des producteurs d’énergies fossiles, pour passer des objectifs à leur mise en œuvre concrète. En même temps, des pays comme le Canada y participent dans un contexte de tensions persistantes dans leurs politiques climatiques, notamment avec la poursuite de l’expansion des énergies fossiles. La présence de gouvernements nationaux et d’acteurs comme le Québec montre que cette transition se joue à plusieurs niveaux. C’est une conférence à suivre de près, à un moment géopolitique charnière, qui pourrait influencer la manière dont la transition énergétique mondiale se concrétisera. »

Leah Temper, Directrice, Programme de politiques de santé et d’économie, Association canadienne des médecins pout l’environnement (ACME) : « Après 30 ans d’impasse aux COP sur le climat, Santa Marta représente une occasion d’accélérer la transition vers un avenir sans énergies fossiles, ancré dans des réalités économiques et de santé publique. Le Canada, en tant que plus grand producteur d’énergies fossiles invité (et qui n’a pas encore tout à fait compris que le monde est en train de passer à autre chose) devra, espérons-le, être au rendez-vous pour écouter, apprendre et changer de cap.

« La crise énergétique en cours vient renforcer le constat : les énergies renouvelables sont déjà moins coûteuses et plus résilientes, et une transition hors des énergies fossiles permettrait de sauver des millions de vies tout en réduisant les coûts pour le système de santé. À elles seules, les économies en santé compensent souvent largement les coûts de la transition. En réalité, les obstacles restants ne sont plus techniques ni économiques, mais bien politiques. Cette conférence doit contribuer à créer l’élan nécessaire pour les surmonter. »

Portes-paroles sur place :

Réalité climatique Canada :

  • Elisabeth Fournier, coordinatrice des dialogues pour le climat et de l’engagement international. Disponible pour des entrevues sur les négociations climatiques internationales, la sortie des énergies fossiles, la transition énergétique et les dynamiques de coopération internationale (FR, EN) / efournier@realiteclimatique.ca

Association canadienne des médecins pour l’environnement :

  • Leah Temper, directrice du programme santé et politique économique. Disponible pour des entrevues sur la transition hors des énergies fossiles, les énergies fossiles et la santé, la désinformation climatique et les obstructions de l’industrie, l’écoblanchiment, l’interdiction de la publicité relative aux énergies fossiles, la politique transformatrice et l’imagination radicale (EN, FR, SP) / leah@cape.ca
  • Fondation David Suzuki :
    • Sabaa Khan, Directrice générale, Québec et l’Atlantique. Disponible pour des entrevues au sujet du droit et des politiques climatiques internationaux, des accords commerciaux et d’investissements, de la finance climatique, des droits de la personne, des lois et de la pollution relatives aux produits chimiques et aux déchets. (EN, FR)
    • Thomas Green, Analyste principal en matière de politiques climatiques. Disponible pour des entrevues à propos des politiques climatiques fédérales, de la transition énergétique, et de l’action climatique. (EN, FR)
    • Contact : Rosie Rattray, rrattray@davidsuzuki.org

Le Réseau action climat Canada suivra les débouchées de la conférence depuis le Canada; pour organiser des entretiens avec notre équipe, veuillez contacter :

Audrey Robillard, Coordinatrice des communications
audreyrobillard@climateactionnetwork.ca

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Climate Action Network – Réseau action climat (CAN-Rac) Canada est le plus vaste réseau d’organisations travaillant sur les questions liées aux changements climatiques et à l’énergie au Canada. Il s’agit d’une coalition de près de 200 organisations opérant d’un océan à l’autre. Nos membres rassemblent des groupes environnementaux, des syndicats, des Premières Nations, des organisations de justice sociale, de développement, de santé et de jeunesse, des groupes religieux et des initiatives locales.