Sondage sur les priorités climatiques pour les partis fédéraux
Sondage sur les priorités climatiques pour les partis fédéraux
Déclaration du Réseau Action Climat
Au Canada, le 27 septembre, près d’un million de personnes sont descendues dans la rue pour réclamer que des mesures soient prises contre le changement climatique. Le Parti Vert, le Nouveau Parti Démocratique et le Bloc Québécois ont clairement entendu l’appel croissant des électeurs à la protection du climat, à une économie inclusive et à la diversification économique loin des combustibles fossiles. Au début de cette élection, ces partis ont présenté des plans ambitieux sur le climat et des recommandations politiques détaillées en faveur d’une transition juste qui protège les travailleurs et les communautés et respecte les droits et le titre des peuples autochtones. Le Parti libéral du Canada a fait une entrée remarquée dans cette surenchère amicale avec la publication de son climat et de ses plateformes de transition juste la semaine dernière. Les libéraux ont encore beaucoup de chemin à parcourir pour concilier leur position sur les projets liés aux énergies fossiles avec leurs engagements en matière de lutte contre le changement climatique. Le Parti conservateur du Canada est le parti déviant. Ils sous-estiment manifestement leurs électeurs soucieux de la protection de l’environnement, en leur proposant un plan climatique vide et en refusant de prendre au sérieux la question des changements climatiques. Les conservateurs ratent toutes les mesures prises en matière de lutte contre le changement climatique.
Réponses écrites des parties
Élections fédérales de 2019
Le prochain gouvernement du Canada gouvernera lors d’un moment charnière au cours duquel le Canada devra choisir entre renverser la vapeur en matière de changements climatiques ou faire face à leurs conséquences irréversibles. Il peut décider de joindre les membres de la communauté internationale qui s’engagent à utiliser les onze prochaines années afin de mettre en œuvre toutes les actions possibles pour répondre à l’urgence climatique ou il peut décider d’ignorer l’appel de la science et exposer le Canada aux risques catastrophiques liés à l’inaction climatique. Considérant les dernières conclusions du dernier rapport du GIEC sur les risques associés à une augmentation de la température globale de 1,5oC, votre parti s’engage-t-il à:
Atteindre et renforcer les objectifs actuels du Canada en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre conformément à l’Accord de Paris, de manière qu’ils soient conformes à l’objectif consistant à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius?
OUI NON
Parti conservateur du Canada: PAS DE RÉPONSE
Parti libéral du Canada: OUI
Notre gouvernement a contribué à fouetter l’ambition mondiale et à raffermir la résolution en faisant pression afin d’inclure dans l’Accord de Paris de 2015 l’objectif d’une limite de réchauffement de 1,5 °C, ce qui oriente notre politique climatique depuis. La limite de réchauffement à 1,5 °C est importante pour le Canada, qui se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale et trois fois plus vite que la moyenne mondiale dans le nord. La limite de réchauffement à 1,5 °C est encore plus essentielle pour les pays plus pauvres, qui ont souvent des ressources insuffisantes pour s’adapter aux changements climatiques. C’est pourquoi le Canada s’est engagé à consacrer plus de 2,6 milliards de dollars au soutien des actions climatiques dans les pays en développement, ce qui est le double de ce que le précédent gouvernement s’est engagé à faire.
Sous le gouvernement précédent, les Canadiennes et les Canadiens ont beaucoup entendu parler des objectifs climatiques, mais n’ont été témoins de pratiquement aucune mesure visant à les atteindre. Nous avons adopté l’approche inverse, en nous mettant directement au travail pour réduire la pollution. Nous avons négocié le tout premier plan climatique national du Canada et, depuis, nous avons travaillé chaque jour à sa mise en œuvre.
Au cours des quatre dernières années, cette approche a engendré la plus importante réduction projetée des émissions du Canada. C’est une étape importante, qui n’est toutefois qu’une première étape. Nous savons qu’il reste beaucoup à faire. L’Accord de Paris exige que nous relevions notre niveau d’ambition au fil du temps, et c’est exactement ce que nous ferons par le biais de lois, de règlements, de politiques intelligentes ainsi qu’au travers de notre engagement et de notre leadership sur la scène internationale.
C’est pourquoi un gouvernement libéral réélu adoptera pour le Canada une cible de zéro émission nette de GES d’ici 2050. Nous nommerons immédiatement un comité consultatif d’experts qui recommandera un plan d’action afin d’atteindre la cible de 2050 et nous élaborerons pour y arriver un plan s’inspirant de ces recommandations ainsi que de consultations auprès de Canadiens de tous les secteurs et de toutes les régions du pays. Cela s’inscrira dans la foulée du rapport Génération Énergie, qui constitue la carte routière de la transition du Canada vers une énergie verte au cours des 25 prochaines années. Nous nous sommes aussi engagés à légiférer sur la cible de zéro émission nette d’ici 2050 ainsi que de légiférer sur des budgets carbone quinquennaux à partir de 2025 afin d’atteindre la cible de 2050. La trajectoire des budgets carbone s’inspirera des recommandations du comité d’experts et des consultations auprès des Canadiens.
En outre, afin de nous permettre d’arriver à destination, un gouvernement libéral réélu poursuivra dans la foulée du plan climatique du Canada en instaurant une série de nouvelles mesures visant à réduire encore la pollution, notamment en renforçant les règles actuelles de réduction des émissions des plus grands pollueurs du Canada, y compris le secteur gazier et pétrolier. Nous veillerons à ce que le Canada devienne un chef de file et réussisse dans le secteur des technologies à zéro émission en réduisant de moitié l’impôt des sociétés qui développent ou qui fabriquent des technologies à zéro émission.
Nous éliminerons le gaspillage d’énergie et abaisserons la facture énergétique en :
- offrant des audits énergétiques gratuits aux propriétaires de maison et aux propriétaires fonciers ainsi que des prêts sans intérêt pouvant aller jusqu’à 40 000 $ pour des rénovations vertes;
- offrant aux Canadiens qui achètent de nouvelles maisons écoénergétiques une subvention pour maison à zéro émission pouvant aller jusqu’à 5 000 $;
- rénovant 1,5 million de maisons afin d’aider les Canadiens à rendre leurs foyers plus écoénergétiques et à mieux les protéger contre les risques associés au climat;
- investissant 100 M$ dans l’acquisition des compétences afin de veiller à disposer d’un nombre suffisant de travailleurs qualifiés pour absorber la demande accrue en audits énergétiques, en rénovations et en construction de maisons à zéro émission;
- rendant la certification ENERGY STAR obligatoire, à partir de 2022, pour tous les nouveaux appareils électroménagers;
- instaurant un concours visant la mise sur pied de quatre fonds à long terme de 100 M$ qui contribueront à attirer du capital pouvant servir à la rénovation complète des grands édifices, comme les tours de bureaux.
Nous rendrons disponible à chaque communauté canadienne une énergie verte et abordable en :
- allant de l’avant avec une technologie de production d’électricité et des réseaux de transmission propres et novateurs;
- établissant un nouveau Fonds d’énergie verte de 5 G$ qui appuiera les projets d’électrification et la transition des communautés nordiques, éloignées et autochtones des centrales au diesel à une énergie propre, renouvelable et fiable.
Nous continuerons aussi à rendre plus abordable et plus facile l’utilisation de véhicules à zéro émission par la population en :
- installant jusqu’à 5 000 bornes de chargement le long de la route transcanadienne et sur les autres grands réseaux routiers, afin de couvrir l’ensemble des régions urbaines, rurales et nordiques du Canada, ainsi que dans les immeubles d’appartements et les immeubles de condominiums. Cela complètera les efforts amorcés au cours de notre premier mandat en permettant aux Canadiens de voyager d’un océan à l’autre en utilisant l’électricité;
- élargissant notre incitatif de 5 000 $ à l’achat d’un véhicule électrique aux véhicules à zéro émission usagés;
- exigeant que les nouveaux investissements dans les transports collectifs servent à partir de 2023 à appuyer l’achat d’autobus et la construction de réseaux ferroviaires à zéro émission;
- établissant un nouveau fonds qui aidera les commissions scolaires et les municipalités à acheter 5 000 autobus scolaires et de transport en commun à zéro émission au cours des cinq prochaines années;
- étudiant des mesures appuyant la conversion des parcs des entreprises, comme celles de taxi ou de messagerie, ainsi que les véhicules industriels, comme les tombereaux de chantier.
La nature est une alliée essentielle dans la lutte contre les changements climatiques. C’est pourquoi nous fixerons aussi de nouvelles cibles ambitieuses de protection des terres et des océans du Canada. D’ici 2025, nous protégerons 25 % de nos terres et 25 % de nos océans. Et, d’ici 2030, nous protégerons 30 % de nos terres et 30 % de nos océans. Dans la même veine, nous mettrons aussi en œuvre le plan ambitieux de planter deux milliards d’arbres d’ici dix ans et d’investir dans d’autres solutions axées sur la nature qui réduiront les émissions d’un volume estimatif de 30 Mt.
Nous savons qu’il faut en faire plus, et nous continuerons à rechercher des occasions d’en faire plus avec les Canadiens. Au cours de notre dernier mandat, nous avons aussi prévu un montant de 20 M$ sur quatre ans pour un institut d’experts indépendants sur les changements climatiques, qui éclairera les futurs gouvernements sur les meilleures pratiques en matière de réduction des émissions afin d’atteindre les cibles du Canada. Le nouveau Centre canadien d’information sur l’énergie fournira des modélisations, des projections et des prévisions des données sur l’énergie alignées sur l’Accord de Paris et publiquement disponibles.
Parti vert du Canada: OUI
Le changement climatique est au centre de toute notre mission. Le Parti vert s’engage à fixer de nouveaux objectifs rigoureux de réduction des émissions afin d’atteindre l’objectif de l’Accord de Paris d’une augmentation maximale de la température moyenne mondiale de 1,5 degré Celsius.
Nouveau Parti démocratique du Canada: OUI
Les néo-démocrates ont un plan pour faire face à la crise climatique, améliorer la vie des tous les Canadiens et Canadiennes et créer des emplois de qualité dans toutes les collectivités. Nous nous sommes engagé·es à déclarer immédiatement une urgence climatique et à adopter des objectifs scientifiquement établis de réduction des émissions de GES pour 2030 qui sont conformes à la stabilisation de l’augmentation de la température mondiale à 1,5 degré Celsius.
Bloc Québécois: OUI
Le Parlement devrait adopter une loi pour fixer des objectifs de réduction des GES qui soient conformes aux objectifs de Paris, contraindre le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour les atteindre, contenir un mécanisme de reddition de compte et inclure une clause exigeant du gouvernement qu’il tienne compte des impacts sur les changements climatiques de toutes ses actions, incluant les subventions et contributions.
La loi devrait inclure une clause de révision obligatoire aux quatre ans, faisant en sorte que les cibles de réduction puissent être augmentées, en vue de tendre vers l’objectif plus ambitieux de 1,5 degré émis dans l’Accord de Paris.
Ceci dit, fixer une cible de réduction ne sert à rien en soi. Le Canada avait fixé une cible dans le cadre de l’accord de Kyoto mais n’a rien fait pour l’atteindre. La même chose se produit actuellement avec l’accord de Paris, où le Canada s’éloigne sans cesse davantage de sa cible. C’est pourquoi, en plus de fixer des cibles plus ambitieuses, nous proposerons un chapelet d’actions immédiates et extrêmement vigoureuses ayant pour effet de les atteindre.
En particulier, nous proposerons de réformer complètement la taxe carbone :
Premièrement, nous proposerons de la hausser graduellement pour qu’elle atteigne le seuil lui permettant d’atteindre les objectifs de Paris. Le Directeur parlementaire du budget avait estimé ce seuil à 106$ la tonne.
Deuxièmement, nous proposerons de changer ses paramètres d’application. Dans sa forme actuelle, la taxe fédérale s’applique dans les provinces que le gouvernement fédéral détermine arbitrairement, après avoir porté un jugement sur les mesures que la province prend pour lutter contre les dérèglements climatiques. Ainsi, elle permettrait au gouvernement fédéral de rendre inopérant le plan québécois de lutte aux changements climatiques d’un simple trait de plume, ce que nous ne saurions accepter, sans compter qu’elle fait actuellement l’objet d’une contestation judiciaire qui cause une incertitude juridique qui diminue son efficacité.
Nous proposerons plutôt un critère objectif, par lequel la taxe s’appliquerait là où les émissions par habitant sont supérieures à la moyenne canadienne, ce nous apparaît à la fois plus efficace et plus respectueux et moins incertain sur le plan constitutionnel.
Troisièmement, pour l’essentiel, le fruit de la taxe est actuellement remis à ceux et celles qui l’ont payée, ce qui diminue considérablement son effet sur l’environnement. Le principe du pollueur- payeur demande plutôt que le pollueur paie et que le bon élève empoche. En application de ce principe, nous proposerons que la taxe perçue dans les provinces pollueuses soit remise aux bons élèves, en fonction de leur niveau d’émission par habitant (en remplacement partiel des paiements de péréquation).
Le résultera sera importante réforme fiscale qui revampera la taxe carbone, déplacera une partie de l’impôt sur le revenu vers la fiscalité verte et reverra la formule de péréquation pour y inclure des incitations à lutter beaucoup plus activement contre les changements climatiques.
En taxant ainsi les pollueurs pour rétribuer les bons élèves dans une sorte de marché d’échange de nature fiscale, nous espérons créer un incitatif extrêmement puissant vers la transition énergétique et l’innovation verte.
Légiférer l’objectif renforcé de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2030, ainsi que légiférer soit un objectif intermédiaire à l’horizon 2025, soit un budget carbone annuel entre 2020 et 2030?
OUI NON
Parti conservateur du Canada: PAS DE RÉPONSE
Parti libéral du Canada: OUI
Comme indiqué à la question 1, nous sommes engagés à légiférer sur la cible de zéro émission nette d’ici 2050, et sur cinq étapes quinquennales commençant en 2025. Nous sommes déterminés à dépasser notre objectif actuel pour 2030 et nous fixerons des cibles plus ambitieuses, y compris pour 2030, comme le demande l’Accord de Paris. Cette nouvelle cible sera éclairée par les travaux d’un comité d’experts qui nous conseillera sur les avenues à prendre afin d’arriver à la cible de zéro émission nette d’ici 2050, ainsi que par des consultations auprès des Canadiens.
Alors que nous allons de l’avant avec l’élaboration de mesures législatives pour atteindre notre objectif de zéro émission nette, nous examinerons attentivement les moyens pour veiller à ce que notre économie croisse d’une manière compatible avec l’atteinte d’un avenir à zéro émission nette. De plus, en légiférant sur la cible de zéro émission nette et en fixant des jalons quinquennaux juridiquement contraignants, nous assurerons une transparence importante pour les entreprises afin qu’elles puissent planifier leurs actifs à long terme dans le respect de nos objectifs climatiques nationaux et de nos engagements internationaux en matière de lutte contre les changements climatiques.
Notre gouvernement soutient fermement la transparence en matière de réduction des émissions et de voies à suivre. Les mesures proposées ci-dessus viennent s’ajouter à notre bilan dans ce domaine. Nous sommes l’un des premiers gouvernements du monde à avoir mis au point une Stratégie de développement à faible émission de gaz à effet de serre à long terme en vertu de l’Accord de Paris. Comme mentionné plus haut, nous avons également accordé 20 millions de dollars sur quatre ans à la création d’un institut indépendant spécialisé dans les changements climatiques qui éclairera les futurs gouvernements sur les pratiques exemplaires en matière de réduction des émissions pour atteindre la cible du Canada.
Parti vert du Canada: OUI
Un gouvernement vert adoptera une loi sur les changements climatiques qui exigera une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 60 pour cent par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030 et l’atteinte de l’objectif d’émissions « zéro » d’ici 2050. Il fixera également des cibles intermédiaires pour des intervalles de cinq ans débutant en 2025.
Nous appuyons l’élaboration de mesures de responsabilisation afin que le Parlement demeure sur la bonne voie pour atteindre ces objectifs.
Nouveau Parti démocratique du Canada: OUI
Les néo-démocrates établiront des cibles provisoires de réduction des émissions d’ici 2030 et 2050, ainsi qu’un Bureau de la responsabilité climatique indépendant chargé de vérifier régulièrement les progrès réalisés par le Canada en vue d’atteindre nos objectifs climatiques, avec un budget pour partager l’information sur l’importance des mesures climatiques avec les Canadiens et Canadiennes.
Bloc Québécois: OUI
Utiliser une combinaison de tous les outils politiques disponibles (réglementation, tarification du carbone, soutien financier aux technologies zéro carbone, marchés publics) pour réduire les GES du Canada dans tous les secteurs économiques (pétrole et gaz, transport, électricité, industrie lourde, bâtiments, agriculture et déchets) conformément à l’objectif renforcé du Canada pour 2030?
OUI NON
Parti conservateur du Canada: PAS DE RÉPONSE
Parti libéral du Canada: OUI
C’est déjà l’objet de notre plan climatique aujourd’hui, et nous continuerons d’adopter des politiques ambitieuses et efficaces et d’être transparents sur les moyens par lesquels nous réduisons les émissions.
Notre plan national de lutte contre les changements climatiques contient plus de 50 mesures qui permettent de réduire la pollution provenant de tous les secteurs de l’économie, ainsi que des politiques visant à aider le Canada à s’adapter aux impacts des changements climatiques, à soutenir une croissance propre et à créer des emplois.
Par exemple, dans le secteur des transports :
- Nous avons fait en sorte qu’il soit plus abordable pour les personnes et les entreprises d’utiliser des véhicules à zéro émission;
- Nous nous sommes engagés à mettre en œuvre la Norme sur les combustibles propres qui exige que les carburants que les Canadiens utilisent soient de plus en plus propres chaque année, de façon à ce qu’en 2030, la réduction des émissions soit équivalente au retrait de sept millions de voitures de la circulation;
- Nous exigeons des réductions des émissions de GES pour ce qui est des véhicules légers et lourds, et nous travaillons de concert avec la Californie pour poursuivre une approche ambitieuse en matière de réglementation.
Dans le secteur du bâtiment, nous soutenons l’efficacité énergétique et renforçons les codes du bâtiment, notamment par l’élaboration d’un code du bâtiment à consommation énergétique nette zéro (CENZ). Le budget de 2019 investit plus d’un milliard de dollars dans des initiatives municipales visant l’efficacité énergétique, y compris un appui aux programmes relevant du PACE (property-assessed clean energy), le cas échéant.
Et dans le secteur pétrolier et gazier, nous avons adopté des règlements fédéraux en matière de méthane parmi les plus stricts au monde, ce qui permettra de réduire ces émissions de près de la moitié. Nous avons également mis en place de meilleures règles pour les grands projets et nous nous sommes assurés que la pollution ne soit plus gratuite dans tout le Canada – ce qui favorise des choix plus propres dans tous les secteurs.
Un gouvernement libéral réélu poursuivra dans cette voie.
Nous veillerons à ce que le Canada soit un chef de file en matière de technologies propres à zéro émission en réduisant de moitié l’impôt des entreprises qui développent des technologies propres ou fabriquent des produits à zéro émission.
Les secteurs admissibles pourraient inclure :
- La fabrication de produits liés à l’énergie renouvelable (systèmes éoliens, solaires, géothermiques, de biomasse, marins et piles à hydrogène);
- La production de carburants renouvelables (biocarburants, hydrogène, biogaz, carburants issus de technologies de captage et d’utilisation du carbone)
- Véhicules à émission zéro (VEZ);
- Technologie de stockage et d’élimination du CO2;
- Batteries utilisées dans les VEZ et pour le stockage d’énergie;
- Systèmes de recharge de véhicules électriques.
Nous renforcerons également les règles existantes afin de réduire les émissions des plus grands pollueurs du Canada, dont ceux du secteur pétrolier et gazier.
Nous continuerons également à rendre l’utilisation des véhicules à zéro émission plus facile et plus abordable pour les gens, notamment en prenant les mesures suivantes :
- Nous travaillerons avec l’industrie et les communautés pour ajouter jusqu’à 5 000 bornes de recharge le long de l’autoroute transcanadienne et d’autres grandes voies de circulation routière, ainsi que dans des zones urbaines et rurales. Les communautés nordiques, les appartements et les condominiums seront également inclus;
- Nous étendrons également l’accès à notre incitatif de 5 000 dollars pour l’achat d’un véhicule électrique aux Canadiens qui achètent des véhicules d’occasion à zéro émission;
- Nous exigerons que les nouveaux investissements fédéraux dans le transport en commun servent à financer des autobus et des réseaux ferroviaires à zéro émission à compter de 2023, et nous collaborerons avec les municipalités pour répondre aux circonstances exceptionnelles;
- Nous créerons un nouveau fonds pour aider les commissions scolaires et les municipalités à acheter 5 000 autobus scolaires et de transport en commun à zéro émission au cours des cinq prochaines années;
- De plus, nous étudierons des mesures pour soutenir la conversion des parcs de véhicules d’affaires, comme ceux des compagnies de taxi et de messagerie, et des véhicules industriels, comme les camions miniers.
Nous réduirons le gaspillage d’énergie dans les bâtiments et les factures énergétiques, notamment en :
- offrant des audits énergétiques gratuits aux propriétaires et aux propriétaires fonciers, et en fournissant jusqu’à 40 000 dollars en prêts sans intérêt pour des rénovations écologiques;
- accordant une subvention pour les maisons zéro émission nette pouvant aller jusqu’à 5 000 dollars afin d’aider les acheteurs de maisons neuves certifiées zéro émission;
- contribuant à la rénovation de 1,5 million de maisons afin d’aider les Canadiens à rendre leurs foyers plus écoénergétiques et mieux protégés contre les risques associés aux changements climatiques;
- investissant 100 millions de dollars dans le perfectionnement des compétences afin de veiller à ce qu’il y ait un nombre suffisant de travailleurs qualifiés pour absorber la demande accrue en audits énergétiques, en rénovation et en construction de maisons zéro émission;
- rendant la certification Energy Star obligatoire pour tous les nouveaux appareils électroménagers à compter de 2022;
- lançant un appel d’offres pour créer 4 fonds à long terme de 100 millions de dollars afin d’attirer des capitaux qui pourront être utilisés pour la rénovation en profondeur de grands édifices, comme des tours à bureaux.
Notre gouvernement soutient fermement la transparence en matière de réduction des émissions et de voies à suivre. Nous sommes l’un des premiers gouvernements du monde à avoir mis au point une Stratégie de développement à faible émission de gaz à effet de serre à long terme en vertu de l’Accord de Paris.
Chaque année, nous évaluons notre rendement en matière d’émissions, ainsi que l’impact de notre plan de lutte contre les changements climatiques, dans des documents détaillés comme des rapports techniques et des rapports sur les politiques. Les Canadiens peuvent consulter le plan, ces rapports, ainsi que les détails sur les politiques en ligne.
Suite à son renouvellement, le Partenariat canadien pour l’agriculture alloue 690 millions de dollars à l’appui d’une croissance innovatrice et durable dans le secteur agricole, en mettant plus particulièrement l’accent sur l’environnement et la croissance écologique.
Le nouveau Bureau de l’écologisation des opérations gouvernementales a fixé des objectifs de réduction des émissions en 2030 et en 2050 et fera en sorte que la totalité des opérations fédérales soient alimentées par de l’électricité renouvelable d’ici 2025. Comme indiqué ci-après, les nouvelles politiques fédérales en matière d’approvisionnement permettent aux services ministériels d’être les « premiers clients » des innovations canadiennes en matière de technologies propres.
Un gouvernement libéral réélu exigera en outre que les édifices fédéraux soient entièrement alimentés à l’électricité propre d’ici 2022, ce qui accélère de trois années notre engagement précédent, qui prévoyait atteindre cet objectif d’ici 2025. Pour appuyer la croissance dans le secteur de l’énergie propre, lorsque cela s’avérera possible, nous nous emploierons à ce que notre alimentation en énergie provienne de nouveaux produits d’énergie propre.
Chaque année, nous évaluons notre rendement en matière d’émissions et la portée de notre plan de lutte contre les changements climatiques dans des documents détaillés tels que des rapports techniques et des rapports sur les politiques. Les Canadiennes et les Canadiens peuvent consulter le plan, ces rapports, ainsi que les détails sur les politiques en ligne.
Parti vert du Canada: OUI
Notre programme électoral 2019, disponible en ligne , donne des précisions sur nos politiques climatiques et notre plan de transition vers une économie durable.
Le Parti vert s’est engagé à appliquer les politiques suivantes :
- Le maintien d’un droit d’émission de carbone généralisé, sans incidence sur les revenus, pour toutes les sources de pollution par le dioxyde de carbone, dont les revenus seront remis aux Canadiens et aux Canadiennes sous forme de dividendes.
- La mise en œuvre d’une modernisation massive de l’efficacité énergétique des bâtiments résidentiels, commerciaux et institutionnels, appuyée par le financement des technologies d’énergie renouvelable et des réformes au code national du bâtiment.
- Annulation du pipeline Trans Mountain et refus de tout nouveau permis pour les pipelines, le charbon et les projets pétroliers et gaziers.
- Mettre en œuvre une stratégie majeure en matière d’énergies renouvelables pour atteindre 100 pour cent d’énergies renouvelables d’ici 2030.
- Élaborer une stratégie nationale en matière de transport dans le but d’atteindre un transport terrestre public sans carbone d’ici 2040.
- Aider les agriculteurs à sortir de l’agriculture industrialisée, notamment en investissant dans les petites exploitations agricoles locales et régénératives.
Nouveau Parti démocratique du Canada: OUI
Un gouvernement néo-démocrate maintiendra la tarification du carbone avec des rabais pour les ménages, tout en rendant le système plus équitable en réduisant les échappatoires pour les grands pollueurs, permis par les libéraux, et en augmentant les objectifs de réduction du méthane et la surveillance après 2025. Nous ferons du gouvernement fédéral un chef de file en matière d’efficacité énergétique, de technologies propres et d’utilisation d’énergie renouvelable en faisant passer la flotte de véhicules fédéraux à l’électricité d’ici 2025, en rendant les immeubles fédéraux carbone zéro d’ici 2030 et en faisant appel autant que possible aux entreprises canadiennes qui utilisent des technologies propres.
Dans le secteur de l’énergie, nous nous sommes fixé·es comme objectif d’alimenter le Canada en électricité sans émission de carbone d’ici 2030 et de passer à 100 % d’électricité non émettrice d’ici 2050 : ce changement sera catalysé par les investissements d’une nouvelle Banque climatique canadienne. Les néo-démocrates appuieront également des investissements dans des projets d’énergie propre novateurs appartenant aux collectivités et exploités par celles-ci.
Dans le secteur des transports, les néo-démocrates étendront les options de transport en commun en mettant l’accent sur la croissance des projets de transport en commun à faible émission de carbone, comme les autobus et les trains électriques sans émissions. En collaboration avec les municipalités, nous accorderons du financement à faible coût aux administrations locales afin de soutenir l’électrification du transport en commun et des flottes municipales d’ici 2030.
Notre vision comprend la production d’un plus grand nombre de véhicules zéro émission (VZE) au Canada par les constructeurs automobiles canadiens, le maintien d’emplois de qualité et le renforcement de notre secteur automobile. Afin d’aider les familles à se payer un VZE dès maintenant, un gouvernement néo-démocrate offrira un incitatif fédéral à l’achat de 5 000 $, assorti d’un allégement supplémentaire qui exemptera les familles de la taxe de vente fédérale sur les achats de VZE. Au cours des prochaines années, la valeur de ces incitatifs atteindra 15 000 $ et ils seront destinés aux véhicules fabriqués au Canada.
Afin de faire le suivi de nos progrès, nous mettrons en œuvre un objectif pancanadien VZE de 100 % des ventes de véhicules neufs d’ici 2040. Nous rendrons également les flottes commerciales et le transport de marchandises par camion plus propres, grâce au développement de nouvelles technologies et à l’utilisation accrue de camions à émissions nulles, fabriqués au Canada dans la mesure du possible.
Un gouvernement néo-démocrate commencera par travailler en partenariat avec les provinces et les territoires pour financer l’amélioration de l’efficacité énergétique des logements sociaux et des édifices gouvernementaux, pour ensuite s’étendre vers d’autres secteurs. Nous améliorerons le Code national du bâtiment pour faire en sorte que, d’ici 2030, tous les nouveaux bâtiments construits au Canada présentent un bilan énergétique nul. L’efficacité énergétique et les pratiques de construction durables seront au cœur de notre stratégie nationale en matière de logement, tirant parti des investissements fédéraux pour créer des emplois de qualité partout au pays et fournir aux Canadiens et Canadiennes les logements abordables dont ils et elles ont besoin.
Nous nous sommes fixé·es comme objectif de moderniser tous les parcs immobiliers au Canada d’ici 2050, la moitié de ces rénovations devant être complétées d’ici 2030. Les propriétaires auront accès à des prêts à faible taux d’intérêt remboursables au moyen d’économies d’énergie pour couvrir les améliorations comme l’isolation, les fenêtres, les thermopompes et d’autres technologies renouvelables. Les provinces, les municipalités et les administrations locales auront accès à du financement à faible coût pour des rénovations éconergétiques dans des bâtiments publics comme les bibliothèques, les écoles et les centres communautaires. Notre plan offrira également un soutien spécialisé aux Canadiens et Canadiennes à faible revenu et aux collectivités autochtones éloignées pour faire en sorte que tout le monde puisse bénéficier de maisons et de bâtiments sains et plus éconergétiques.
Bloc Québécois: OUI
Nous souhaitons rendre permanent le soutien fédéral à l’achat de véhicules électriques ou hybrides rechargeables et le bonifier pour les personnes n’ayant pas des revenus élevés et celles qui enverront à la casse un véhicule particulièrement polluant. De plus, nous souhaitons y ajouter un volet pour les flottes commerciales et institutionnelles et contraindre le gouvernement fédéral à choisir systématiquement des véhicules à émissions faibles ou nulles lorsqu’il remplace sa flotte.
Sur le plan normatif, l’approche qui nous apparaît la plus opportune est de s’arrimer avec la Californie, leader en Amérique du Nord. Une telle harmonisation nous semble la plus susceptible d’assurer une bonne disponibilité en véhicules à prix raisonnables. Face aux atermoiements d’Ottawa, nous estimons que le Québec a tous les pouvoirs pour agir d’une manière exclusive si nécessaire, comme la Californie l’a fait malgré le laxisme de l’administration Trump aux États- Unis.
Pour les bâtiments résidentiels, nous souhaitons nous inspirer du défunt programme Éco Energie, aboli par les conservateurs de Stephen Harper et jamais remis en place par les libéraux de Justin Trudeau.
Nous souhaitons y ajouter un nouveau volet pour les bâtiments commerciaux ou agricoles sous forme de soutien fiscal, qui couvrirait à la fois les rénovations écoénergétiques et la transformation des systèmes de chauffage.
Nous sommes favorables au principe d’un moratoire d’exploration et d’exploitation pétrolières et gazières dans le Golfe. Or, une action unilatérale d’Ottawa risque de provoquer un bras de fer constitutionnel contreproductif à tous égards, y compris pour la protection de ce joyau qu’est le Saint-Laurent. Ce moratoire devrait faire l’objet d’une entente entre le gouvernement fédéral et les provinces concernées.
Mais ce sont les sables bitumineux qui sont les principaux responsables de la hausse des GES. Sous la gouverne de Justin Trudeau, leur production a augmenté d’un énorme 25%. Une telle augmentation débridée est complètement irresponsable.
Le gouvernement fédéral n’a pas le pouvoir de limiter l’extraction de bitume mais c’est lui qui autorise les infrastructures permettant de le transporter hors de la province. Nous reviendrons à la charge avec un projet de loi ayant pour effet d’empêcher Ottawa d’autoriser des projets qui ne respectent pas les lois provinciales et les règlements municipaux en matière d’environnement et d’aménagement du territoire. En assujétissant clairement les pipelines interprovinciaux aux lois provinciales, le projet de loi aurait pour effet de donner à la Colombie-Britannique le pouvoir de dire non à Transmountain et au Québec celui de dire non à Énergie Est. Faire respecter les pouvoirs du Québec et protéger l’environnement sont deux objectifs qui vont de pair.
Éliminer toutes les subventions pour la production de combustibles fossiles et collaborer avec les provinces pour faire de même?
OUI NON
Parti conservateur du Canada: PAS DE RÉPONSE
Parti libéral du Canada: OUI
Un gouvernement libéral réélu instaurera la Loi sur la transition équitable pour que les travailleurs et les communautés touchés puissent accéder à la formation, au soutien et aux nouvelles possibilités nécessaires pour bien s’adapter et réussir leur transition vers l’énergie propre.
La transition équitable fait partie intégrante de notre plan de lutte contre les changements climatiques et, au cours des années à venir, nous nous appuierons sur l’excellent travail mené par le groupe de travail sur le sujet.
Notre gouvernement est déterminé à abandonner progressivement la production traditionnelle de charbon d’ici 2030, soit 32 ans avant ce qu’auraient fait M. Harper et les conservateurs – ce qui est le bon choix à faire pour notre santé et l’environnement. Toutefois, nous ne pouvons laisser pour compte les travailleurs et les communautés en cours de route. Ce n’est pas ce qu’il convient de faire, et cela va à l’encontre de progrès environnementaux durables. Pour parvenir à ses recommandations, le Groupe de travail sur la transition équitable a entendu des travailleurs et des communautés du secteur du charbon de partout au Canada et nous avons d’ores et déjà commencé à réagir à ses conseils.
- Dans le budget de 2018, nous avons investi 35 millions de dollars dans des centres de transition pour aider les travailleurs du secteur du charbon à trouver de nouveaux débouchés et appuyer le développement de leurs compétences.
- Dans le budget de 2019, nous avons alloué 150 millions de dollars pour appuyer le développement de nouvelles infrastructures dans les communautés du secteur du charbon. Dans ce budget, un ministre a également été nommé pour assurer la transition équitable et poursuivre l’application des recommandations du groupe de travail.
Appuyer une transition équitable pour les travailleurs du secteur du charbon, en réponse à l’abandon progressif des centrales au charbon décidé par notre gouvernement, est une première étape cruciale. Au fil du processus, nous tirons des leçons importantes et adoptons des approches qui peuvent s’appliquer à d’autres travailleurs à mesure que nous effectuons une transition vers une croissance propre.
Nous sommes résolus à poursuivre ce travail et à toujours mettre les gens au centre de notre lutte contre les changements climatiques.
Notre gouvernement a fait des technologies propres une priorité, ici comme à l’étranger, par le biais de nouveaux fonds appuyant l’innovation écologique et d’un Carrefour de la croissance propre qui aide les entrepreneurs à tirer profit des occasions fédérales qui leur sont proposées. Nous avons adopté une nouvelle politique en matière d’approvisionnement qui positionne les ministères fédéraux comme « premiers clients » des innovations canadiennes en matière de technologies propres. Nous avons également vu à mettre ces dernières en évidence dans le cadre de la négociation d’accords commerciaux, afin de donner aux entreprises canadiennes du secteur des technologies propres un meilleur accès aux marchés internationaux.
Un gouvernement libéral réélu poursuivra dans cette voie en réduisant de moitié l’impôt sur le revenu des entreprises qui développent des technologies ou fabriquent des produits à zéro émission.
Les secteurs admissibles pourraient inclure :
- la fabrication de produits liés à l’énergie renouvelable (systèmes éoliens, solaires, géothermiques, de biomasse, marins et piles à hydrogène);
- la production de carburants renouvelables (biocarburants, hydrogène, biogaz, carburants issus de technologies de captage et d’utilisation du carbone);
- véhicules à émission zéro (VEZ);
- technologie de stockage et d’élimination du CO2;
- batteries utilisées dans les VEZ et pour le stockage d’énergie;
- les systèmes de recharge de véhicules électriques.
En outre, comme nous l’avons mentionné précédemment, un gouvernement libéral réélu investira 100 millions de dollars dans le perfectionnement des compétences en rénovation et en construction de bâtiments à zéro émission nette. Nous investirons aussi 5 milliards de dollars dans l’énergie propre, ce qui stimulera la création d’emplois et les investissements partout au pays, y compris dans les communautés éloignées et autochtones. Nous investirons également pour favoriser l’électrification des transports – par des investissements dans les infrastructures à zéro émission et la conversion des autobus scolaires et des autobus de ville –, et nous soutiendrons la transition écologique des secteurs portuaire et minier. Toutes ces mesures favoriseront la croissance des emplois verts. En outre, notre investissement de 3 milliards de dollars dans des solutions climatiques naturelles devrait créer environ 3 500 emplois saisonniers dans le domaine de la plantation d’arbres et contribuera à créer un large éventail d’emplois axés sur des solutions d’infrastructure verte, ce qui améliorera la gestion, la conservation et la restauration des milieux humides, des pâturages, des terres agricoles, etc.
La Loi sur l’évaluation d’impact de notre gouvernement établit des règles améliorées d’évaluation des nouveaux projets de grande envergure au Canada, notamment en ce qui a trait à leurs impacts sur les changements climatiques. Guidé par cette Loi, notre gouvernement veillera à ce que la lutte contre les changements climatiques soit un élément central de la discussion quand les cabinets ou les ministres se penchent sur des propositions de projets.
Plus précisément, la Loi sur l’évaluation d’impact exige que les décideurs déterminent dans quelle mesure un projet donné entrave la capacité du Canada à respecter ses obligations environnementales et ses engagements en matière de changements climatiques, ou au contraire, dans quelle mesure il y contribue.
La Loi exige que les promoteurs du projet fournissent des renseignements détaillés sur les implications de leur projet en matière d’émissions, données qui seront complétées par une analyse de ces renseignements menée par l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) ou par des organismes de réglementation du cycle de vie. Les décideurs recevront une analyse des émissions de GES du projet dans le contexte des cibles d’émission et des prévisions du Canada, comme les cibles d’émissions de 2030 du Canada et la Stratégie canadienne de réduction des émissions de gaz à effet de serre visant le milieu du siècle et à long terme.
Parti vert du Canada: OUI
L’industrie des combustibles fossiles a eu droit à des dizaines de milliards de dollars en financement tirés des fonds publics au cours des 50 dernières années. Un gouvernement vert mettra fin à ces subventions et investira cet argent dans les secteurs économiques verts.
Nous allons éliminer toutes les subventions aux combustibles fossiles, y compris les montants forfaitaires et les déductions fiscales, dont la valeur totale est estimée à plusieurs milliards de dollars par année. Ces subventions comprennent la déduction pour amortissement accéléré sur le gaz naturel liquéfié et les déductions fiscales pour les puits de pétrole et de gaz, l’exploration et le développement de mines de charbon et les déductions liées aux actions accréditives des projets de charbon, de pétrole et de gaz naturel et aux propriétés pétrolières et gazières.
Nouveau Parti démocratique du Canada: OUI
Les néo-démocrates croient qu’il vaut mieux dépenser les fonds publics pour soutenir la transition vers une énergie renouvelable plutôt que des entreprises pétrolières et gazières rentables. Nous respecterons l’engagement pris par le Canada dans le cadre du G20 d’éliminer ces subventions aux combustibles fossiles et de réaffecter ces fonds à des initiatives à faible intensité carbonique. Nous allons également réformer le mandat d’Exportation et développement Canada afin de mettre l’accent sur l’appui aux projets canadiens à énergie durable, plutôt que sur l’industrie pétrolière.
Bloc Québécois: OUI
Le Canada a promis de cesser les subventions aux énergies fossiles il y a déjà dix ans devant le G8. C’est l’heure de le faire pour vrai.
Utiliser les politiques gouvernementales pour renforcer et créer de nouvelles carrières dans l’économie verte, tout en supprimant progressivement l’approbation de nouvelles infrastructures de combustibles fossiles?
OUI NON
Parti conservateur du Canada: PAS DE RÉPONSE
Parti libéral du Canada: PAS CLAIR
Notre gouvernement s’est engagé à éliminer graduellement les subventions inefficaces d’ici 2025, ce qu’il est en voie de faire.
En 2009, le Canada, tout comme d’autres pays du G20, s’est engagé à éliminer graduellement et à rationaliser les subventions inefficaces aux combustibles fossiles. En 2016, aux côtés des États-Unis et du Mexique, le Canada a franchi une nouvelle étape en s’engageant à rationaliser les subventions inefficaces aux combustibles fossiles d’ici 2025.
L’engagement des pays du G20 s’applique aux mesures fédérales, et nos efforts visant à éliminer graduellement les subventions inefficaces aux combustibles fossiles se concentrent à l’échelon fédéral. Toutefois, notre gouvernement a travaillé fort pour réunir les provinces et les territoires dans le but de réclamer des mesures en faveur du climat, en organisant deux réunions des premiers ministres sur les changements climatiques et en négociant le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques avec ses homologues provinciaux et territoriaux.
Les subventions inefficaces aux combustibles fossiles peuvent être versées dans le cadre du régime fiscal ou de programmes fédéraux.
Jusqu’à maintenant, le Canada a éliminé huit des neuf avantages fiscaux du secteur des combustibles fossiles.
Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) a publié une définition des subventions aux combustibles fossiles et un cadre d’évaluation permettant de déterminer si ces dernières sont inefficaces.
Cela constitue une première pour le G20. Le ministère a également mené un examen préliminaire qui s’est penché sur 36 mesures de ministères fédéraux, d’organismes de développement régional et d’organismes indépendants. Cet examen a décelé quatre subventions non fiscales aux combustibles fossiles. Ces mesures incluent le soutien aux prix de l’électricité dans les communautés autochtones, le soutien à l’infrastructure pour les véhicules électriques et à carburant de remplacement ainsi que le soutien à la recherche en matière de technologies propres dans le secteur pétrolier et gazier. L’ébauche de cadre d’évaluation utilisée dans l’examen conclut qu’aucune de ces quatre mesures n’est inefficace.
Le Canada continuera d’examiner les mesures qui pourraient être considérées comme des subventions inefficaces aux combustibles fossiles en vue de les réformer, s’il y a lieu.
Dans le cadre de ce travail, le Canada et l’Argentine se sont récemment engagés à ce que les subventions inefficaces aux combustibles fossiles fassent l’objet d’un examen par les pairs en vertu du processus du G20. Les examens par les pairs des subventions inefficaces aux combustibles fossiles peuvent accroître la transparence, encourager un dialogue à l’échelle internationale et aider à élaborer des pratiques exemplaires, tout en passant à une économie à faibles émissions de carbone.
Durant le processus d’examen par les pairs, le Canada rédigera un rapport d’autoexamen qui comprendra une liste des subventions fédérales aux combustibles fossiles, la description de ces subventions, l’estimation de leurs coûts annuels, leur analyse et tout plan possible visant à les réformer. Ce rapport sera rendu public une fois que l’examen par les pairs sera terminé.
Parti vert du Canada: OUI
Le Parti vert s’engage à offrir une transition équitable aux travailleurs et les travailleuses de ce secteur vers les nouvelles industries. Cela prendra la forme de mesures comme la protection du revenu, des emplois garantis, de la formation d’appoint et la réorientation. Les programmes détaillés seraient élaborés en partenariat avec les travailleurs et les travailleuses en collaboration avec leurs syndicats.
Un gouvernement vert créera un cadre pour une transition juste pour les travailleurs et les travailleuses des industries du pétrole, du gaz naturel et du charbon qui tiendra compte des conditions particulières de chaque province. Ce cadre serait inspiré des recommandations du Groupe de travail sur la transition équitable pour les collectivités et les travailleurs des centrales au charbon canadiennes, que nous appliquerions toutes.
Nouveau Parti démocratique du Canada: OUI
Les néo-démocrates croient que tout plan sur les changements climatiques qui délaisse des travailleurs, des travailleuses ou des régions du Canada n’est pas un plan du tout. Il existe de véritables solutions qui permettent d’investir dans des emplois de qualité dans toutes les collectivités et de reconstruire les économies locales grâce à un travail significatif qui permet de subvenir aux besoins des familles dans toutes les régions du pays, tout en aidant à apporter les changements dont nous avons besoin pour prospérer dans un avenir faible en carbone.
Une partie importante de notre plan consistera à faire en sorte que les investissements dans les infrastructures physiques, numériques et sociales contribuent à réduire les émissions et profitent à toutes les régions et à toutes les collectivités, en particulier à celles qui subissent déjà les effets des changements climatiques, en leur procurant des emplois de qualité qui leur permettront de subvenir aux besoins des familles. Nous estimons que notre plan créera au moins 300 000 emplois de qualité partout au pays au cours des quatre prochaines années.
Un gouvernement néo-démocrate travaillera de concert avec les syndicats, les employeurs, les provinces et les territoires pour trouver des solutions pour les travailleurs et travailleuses et les collectivités dans tous les secteurs touchés, en se fondant sur les recommandations du Groupe de travail sur une transition équitable pour les collectivités et les travailleurs des centrales au charbon canadiennes. Les néo-démocrates mettront en place un soutien à l’emploi qui combinera l’accès à des prestations d’assurance-emploi accrues, des services de réorientation professionnelle et de placement ainsi que des investissements importants afin de créer des emplois locaux de qualité et soutenir les collectivités florissantes. Nous défendrons aussi vigoureusement les pensions, afin que les travailleurs et travailleuses puissent toujours compter sur la sécurité de la retraite qu’ils et elles ont méritée, et veillerons à ce que les travailleurs et travailleuses qui sont sur le point de terminer leur carrière aient un pont vers une retraite dans la dignité.
La formation pour l’avenir du travail est également au cœur de notre approche, y compris un meilleur accès au soutien du revenu, à la formation et à la réorientation professionnelle pour le nouveau marché du travail. Les néo-démocrates établiront une norme nationale pour faire en sorte que les employeuses et employeurs canadiens continuent d’investir dans la formation et le perfectionnement des employé·es. Nous travaillerons avec les provinces pour mettre l’accent sur la formation dans les secteurs où la croissance de l’emploi est la plus forte, afin que tout le monde ait accès aux compétences et aux connaissances qui seront en demande dans un avenir faible en carbone.
Les néo-démocrates créeront également un cadre pour enchâsser les ententes sur les avantages pour les collectivités dans les projets d’infrastructure financés par le gouvernement fédéral, afin de s’assurer que les fonds publics sont utilisés de la meilleure façon possible pour créer des possibilités économiques locales et obtenir le soutien des collectivités locales à l’égard des objectifs climatiques. Cela ira de pair avec l’amélioration des taux d’apprentissage dans les métiers spécialisés et la mise en place de mesures de soutien pour que les femmes, les Canadiens et Canadiennes racisé·es, les peuples autochtones et les autres groupes sous-représentés puissent plus facilement choisir une carrière dans ces métiers.
Les néo-démocrates croient qu’il faut donner aux Canadiens et Canadiennes une voix plus forte dans les décisions énergétiques qui ont une incidence sur leurs collectivités. Nous veillerons à ce que les projets proposés soient conformes à nos objectifs de réduction des émissions, respectent les droits des Autochtones et créent des emplois de qualité ici, au Canada.
Nous réviserons le processus de révision des grands projets afin d’accorder suffisamment de temps pour des consultations publiques et de fournir un financement de base pour appuyer les collectivités autochtones qui participent à ces processus.
Bloc Québécois: OUI
Quant à la formation de la main-d’œuvre, nous demandons que les ententes fédérale- provinciales soient conclues très rapidement et qu’elles respectent l’autonomie des provinces en matière d’éducation et de formation. Avec de telles ententes respectueuses de la maîtrise d’œuvre des provinces, l’Alberta pourra cibler les travailleurs du pétrole si elle le désire alors que le Québec pourra, par exemple, chercher à combler les besoins de ses industries de pointe. Ottawa n’a ni la légitimité ni l’expertise pour imposer des normes dans ce domaine.
Notons que la transition énergétique sera plus facile à vivre pour ces travailleurs de la vieille économie si nous favorisons le développement des industries vertes. Par exemple, dans le transport intelligent, alors que les voitures du métro de Montréal ont été construites à La Pocatière et que celles du métro de Toronto l’ont été à Sudbury, les autres provinces n’ont aucune exigence de contenu canadien dans leurs investissements en transport en commun.
Et il y a le domaine des biocarburants de deuxième génération, éthanol ou gaz issus de la valorisation des résidus, qui pourra gagner en importance si le gouvernement le soutient adéquatement, notamment en y redirigeant le soutien qu’il verse aux combustibles fossiles.
Communiqué du Parti conservateur du Canada:
Climate change is real, and it is important for all nations, including Canada, to do their part. That is why we have proposed specific measures to reduce emissions in all economic sectors. For more details about these proposals, please refer to our Environment platform, which can be found at arealplan.ca.
But regardless of what we do in Canada, and regardless of what targets we set for ourselves, the simple fact is that the world will not be able to keep warming below 2oC – let alone 1.5oC – without significant advancements in green technology. No matter how much Canada reduces its own emissions, our best chance of making a real contribution to lowering global emissions is to become a serious contributor to the advancement of emissions-reducing technology. That is why our plan includes a comprehensive strategy for driving research in and adoption of Canadian green technology.
Our plan also highlights the importance of approaching this as a global fight. We cannot ignore the global consequences of action in Canada, and that is why our plan includes support for high performing Canadian companies, and takes steps to help drive global demand for the cleanest Canadian products and technology. We want to position Canada and Canadian companies as strong players in a new, cleaner global economy.
We want Canada to be a leader. Taking Canada down a road that impoverishes Canadians without making a meaningful impact on global emissions is not leadership, because who will follow? We believe that focusing on green technology and global actions can help us lower emissions while increasing efficiency and providing economic opportunity at a reasonable cost. The world is looking for efficient and affordable solutions, and finding them is the best way for Canada to make a real difference in the fight against climate change.
Ce sondage a été créé par le Réseau action climat et a été envoyé à les partis politiques fédéraux. Le Réseau action climat représente 105 organisations regroupant notamment un nombre important de groupes autochtones du Canada, des groupes environnementaux, des syndicats, des organisations jeunesses, religieuses, expertes dans les milieux de la santé, coopération internationale, juste sociale et communautaire et provenant de toutes les régions du Canada.
À PROPOS DE CE SONDAGE:
Pourquoi nous avons posé ces questions
Le Réseau Action Climat Canada est un organisme non partisan engagé à assurer une action significative sur le changement climatique de la part de chaque ordre de gouvernement au Canada. Nous avons mené ce sondage au nom de nos 110 organisations membres à travers le pays. Le sondage a été envoyé au Bloc québécois, au Parti conservateur du Canada, au Parti vert du Canada, au Parti libéral du Canada et au Nouveau parti démocratique du Canada. Le sondage a été partagé avec les parties par courrier électronique à la mi-août; Un suivi régulier par courrier électronique et par téléphone a eu lieu dans les semaines qui ont suivi. Tous les partis ont répondu, à l’exception du Parti conservateur du Canada. Nous avons reproduit toutes les réponses fournies ici sans modification. Nous n’avons reçu aucune réponse à plusieurs courriels ni à un appel téléphonique du CPC avant le jour précédant la publication du communiqué, après quoi nous avons reçu la déclaration incluse ici. Nous avons demandé des réponses dans les deux langues officielles; le Bloc québécois n’a fourni des réponses qu’en français, la déclaration de la CPC n’a été fournie qu’en anglais.




