Le Réseau Action Climat établit les attentes du Canada aux négociations sur le climat de l’ONU à Bonn
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BONN, Allemagne (Novembre 13, 2017) – Catherine Abreu, directrice générale de Climate Action Network Canada, commente les résultats de la première semaine des négociations climatiques des Nations Unies et établit les attentes pour le Canada durant la deuxième semaine de la 23e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, la CdP 23.
« Après une semaine de négociations à la conférence des Nations Unies sur le climat, il y a encore beaucoup de travail à faire pour les dirigeants politiques, dont la ministre canadienne de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, qui rejoignent la deuxième semaine d’efforts pour pousser l’action globale climatique.
Les négociateurs canadiens ont fait un effort sérieux. Nous demandons à la ministre McKenna et d’autres dirigeants politiques pour saisir l’élan généré au cours de la première semaine et en tirer parti pour nous rapprocher de la mise en œuvre robuste de l’Accord de Paris.
Les appels à l’ambition et au soutien des pays développés ont dominé les discussions de la semaine dernière. Il est clair que pour que la CdP23 progresse de manière constructive, les Ministres et les Chefs d’État devront rassurer les Parties de leurs plans pour augmenter l’action climatique dans les années entre 2017 et 2020, et chaque année ensuite. Nous avons hâte d’apprendre comment l’alliance pour l’élimination du charbon du Canada et de la Grande-Bretagne contribuera à l’établissement d’une ambition collective au cours de l’année à venir et ancrerons les véritables réductions d’émissions du secteur canadien de l’électricité.
Les pays les plus riches sont sous pression pour mettre la barre plus haut en matière de financement de la lutte contre les changements climatiques, un élément essentiel du renforcement de la confiance entre les pays. En particulier, les communautés vulnérables sont à la recherche de fonds pour les aider à s’adapter aux impacts du changement climatique et de la compensation lorsqu’elles subissent des pertes et des dommages dus à des impacts auxquels elles ne sont pas capables de s’adapter. Le Canada est l’un des pays les plus riches du monde et les collectivités canadiennes, en particulier les communautés autochtones, nordiques et côtières, subissent déjà les ravages des changements climatiques. Bien que nous nous reconnaissions les engagements de la ministre McKenna en matière de financement de la lutte contre les changements climatiques, nous savons que le Canada peut et devrait faire mieux pour soutenir l’adaptation et les pertes et les dommages futurs.
Parmi les autres priorités de la deuxième semaine, citons la nécessité du succès sur la discussion pour accroître l’ambition, aussi connue sous le nom du dialogue Talanoa, qui aura lieu l’année prochaine à la CdP24, et s’assurer qu’il y ait assez de progrès sur le « livre de règlements » de l’Accord de Paris pour pouvoir le compléter en 2018. »
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CONTACT: Catherine Abreu, Directrice générale, CAN-Rac Canada | +1 902 412 8953 catherineabreu@climateactionnetwork.ca
CONTEXTE: Les priorités de CAN-Rac pour la COP23
CAN-Rac est le principal réseau canadien d’organismes qui travaillent sur les questions liées au changement climatique et à l’énergie. Il s’agit d’une coalition regroupant plus de 100 organisations d’un océan à l’autre. Nos membres regroupent des groupes environnementaux, des syndicats, des Premières nations, des organismes de justice sociale, de développement, de santé et de jeunesse, des groupes confessionnels et des initiatives locales.

