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Publication immédiate : Le 21 avril 2008
Le Québec devient la plus récente province à rejeter l'approche fédérale basée sur l'intensité
Ottawa - Aujourd'hui, le Climate Action Network Canada-Réseau action climat Canada a félicité le gouvernement du Québec pour sa décision de se joindre au Western Climate Initiative (WCI), une initiative régionale de plafonnement et d'échange de crédits de l'État de la Californie. Avec le Manitoba et la Colombie-Britannique, le Québec devient la troisième province canadienne à joindre le WCI, ce qui signifie que 40 % de la population canadienne sera couverte par le système de plafonnement et d'échange de crédits proposé.
« Les provinces canadiennes rejettent catégoriquement la lente approche d'Ottawa à l'égard de la pollution par les gaz à effet de serre de l'industrie lourde qui permettrait aux émissions industrielles de poursuivre leur croissance », de dire Graham Saul, de Climate Action Network Canada-Réseau action climat Canada. « Compte tenu de l'urgence du changement climatique, les provinces reconnaissent qu'elles ont besoin d'un plafonnement solide sur les émissions industrielles. Tristement, elles doivent regarder au sud de la frontière pour trouver du leadership en ce qui concerne le réchauffement climatique. »
Les États et provinces membres du WCI décident actuellement des détails clefs concernant le système proposé, y compris l'établissement de plafonds des émissions et l'entente concernant l'utilisation de l'enchère dans le système. En tant que partenaires en bonne et due forme, le Québec, la Colombie-Britannique et le Manitoba participeront à l'élaboration du système. Le WCI prévoit publier les détails de la conception de son système en août prochain.
« Le Québec n'a pas encore établi de cibles provinciales d'émission à moyen et à long terme, et la province devra le faire afin de participer efficacement aux systèmes de plafonnement et d'échange de crédits comme le WCI », de dire Arthur Sandborn, de Greenpeace Canada. « Entre-temps, nous ne pouvons qu'espérer que le gouvernement fédéral est aussi préoccupé qu'il devrait l'être à l'effet que les provinces contournent son approche et que finalement il l'élimine en faveur d'une approche qui réduira vraiment la pollution par les gaz à effet de serre à court terme. »
Le gouvernement du Québec s'est engagé face à la cible des émissions de gaz à effet de serre de l'entente de Kyoto, soit de 6 % sous les niveaux de 1990 d'ici 2012.
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